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Info, services, accompagnement: les nouveaux créneaux des médias catholiques.

Intervenant : Bernard Bienvenu, Président du directoire du groupe La voix de l’Ain
Animateur : Didier Robiliard , fondation Adveniat.

Cet atelier se propose de faire un point sur ces nouveaux créneaux qui se développent dans la périphérie de l’offre des medias catholiques.

Un rapide coup d’oeil sur le dictionnaire nous propose le mot ouverture comme synonyme de créneau
Il y aurait donc une «  ouverture » nouvelle pour les medias catholiques, une voie nouvelle, un accès nouveaux … offrant de nouveaux débouchés ?
Dans le domaine du marketing le créneau se définit ainsi :Niche. Secteur du marché encore vacant. Soit parce que l'offre de produits y est incomplète au regard des attentes des consommateurs, soit parce que les différents modes de distribution attendus ou susceptibles de séduire ces consommateurs ne sont pas encore tous utilisés.
Le lecteur, consommateur d’infos ou de culture,  aurait donc des attentes autres que celles comblées par la lecture ou l’audition de son media !
Certains vont même jusqu'à considérer que « l’alentour de l’offre de medias » est indispensable pour fidéliser le lecteur et renforcer la notion de communauté !
Bernard Bienvenu insiste sur une nécessité absolue et urgente de faire preuve d’imagination et d’audace dans un contexte de crise profonde de nos métiers : baisse des diffusions , baisse des CA, baisse des recettes publicitaires , équilibre de nos entreprises menacé par la gratuité, le numérique ….. Bref un monde en complète révolution qui a vu disparaître en 5 ans de grands groupes leaders dans le domaine des petites annonces, monter en puissance le livre numérique, se concentrer de plus en plus les entreprises de presse, s’effondrer des imprimeurs !
Francis Gurry, directeur de l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle a prédit en 2011 la disparition des journaux aux USA en 2017 et ailleurs dans le monde en 2040 !

Dans la tourmente nous essayons tous de faire face et des signes de résistances ou d’accompagnement de ces changements naissent ici et là dans la profession.
Depuis plusieurs années maintenant la presse revendique la valorisation de ses marques. Cette prise de conscience passe, entre autre, par la diversification de son offre et par un accompagnement de ses clients lecteurs.
On peut noter alors des initiatives « traditionnelles » autour des « groupes d’amis » pour le magazine La vie ou le Semeur Hebdo, des voyages et pèlerinages pour le CFRT ou le groupe Bayard.
La production de CD ou de HS, livres etc. pour de nombreux confrères.
Parmi les  initiatives plus récentes on notera :
- le développement de versions numériques des journaux
- la création de contenus numérique originaux (Alsace)
- la création d’une agence multimédia qui propose aux  clients institutionnels de les aider dans la création d’outils de communication. (Voix de l’Ain)
- la création d’un mensuel gratuit sur une thématique « sport » visant à renforcer le caractère de proximité de la marque source et à attirer un nouveau public (la voix de l’Ain)
- la création d’une application pour Androïd et Smartphone renforçant le lien quotidien du lecteur a la marque titre.
Le débat avec les participants pose la question de ce développement de nouveaux créneaux  comme occasions de consolidation des portefeuilles existants d’abonnés ou de véritables outils de conquêtes de nouveaux marchés.
Se pose aussi la question du risque de dispersion des équipes qui se mobilisent pour des productions au risque d’une perte d’investissement sur le produit « source ».
Autre constat  des participants relatif au fait que certains de ces produits dérivés sont parfois en perte de « résonnance » avec la finalité poursuivit par nos titres de presses catholiques.
Se pose alors la question de notre vocation originelle, de notre finalité éditoriale : « permettre l’équilibre économique de nos activité ainsi est essentiel, mais est ce réellement durable ? » souligne un participant.
Pour conclure, si nous faisons collectivement le constat de la pertinence des différentes actions menées en vue de renforcer la fidélité et la communauté de lecteurs, nous devons admettre que, en dehors des actions visant à renforcer l’offre numérique (qui n’a pas trouvé encore son équilibre économie) la presse écrite semble en difficultés pour trouver de nouveaux vecteurs de recrutement de nouveaux lecteurs.